J'ouvre les yeux

Un projet de master scènes et images numériques à l’Université Polytechnique Hauts-de-France

Note d'Intention

Virginie est insomniaque, végétarienne (sauf le bacon), tueuse des plantes, féministe qui porte des talons. Il y a un an, son compagnon est parti après une série de malentendus et disputes. Dans un monologue frénétique, elle nous offre une fenêtre sur sa vie contradictoire et les pressions qui la tire dans tous les sens.

Ce qu’elle ne considère pas de près, c’est que la journée difficile qu’elle nous invite à témoigner, était le jour d’un pic de pollution et de canicule. Elle sait qu’il faisait chaud, mais elle n’est pas du tout consciente des effets psychologiques de la chaleur et de la qualité de l’air.

Pendant que Virginie raconte son histoire, nous profitons des graphiques projetés sur un grand tulle entre les spectateurs et la comédienne, pour comprendre ce qui arrive à son corps et dans sa tête :

  • Les nuages des particules et des couleurs font visibles les polluants dans l’air autour d’elle.[1]
  • Les résultats des études scientifiques sur la stress psychologique associée à la chaleur et à la pollution de l’air sont affichés.[2]
  • Quand Virginie constate une idée scientifique, sa source (une vidéo ou un article qu’elle a regardé en ligne) est affichée.

Un spectacle vivant de 20 minutes sur la fragilité humaine face à la pollution, et le besoin de la gentillesse envers nos proches et nous-mêmes. Il a pour objectif de sensibiliser les gens aux enjeux psychologiques de la pollution.

Dans son style, le monologue est un hommage à Bombshells, une série de six monologues écrit par l’auteur australienne Joanna Murray-Smith. La scénographie projetée reprend des idées d’interaction entre la scénographie et le danseur de Chotto Desh (Akram Khan Company, 2015). La représentation de l’air s’inspire de Le Mouvement de l’Air (Adrien M & Claire B, 2015), et de Particle Mirror (Karl Sims, 2017).

 

[1] Source prévue : ATMO France

[2] James Rotton et James Frey, « Psychological Costs of Air Pollution: Atmospheric Conditions, Seasonal Trends, and Psychiatric Emergencies », Population and Environment 7, no 1 (1984): 3‑16.

Particle Mirror : Snow simulation. Karl Sims, 2017. Image © 2017, Karl Sims

Le Mouvement de l’Air : Feuilles. Adrien M & Claire B, 2015. Image © Romain Etienne

Moodboard

Pour plus d’infos sur les œuvres de référence, voyez aussi la section “état de l’art”.

Storyboard : scène 1

Représentation en anglais pour Awake

Awake met en liaison J’ouvre les yeux, et Formes dansantes, un projet de Mathieu Moreau. Le spectacle a débuté le 15 mars à La MAVA, 34 rue Long Pot, Lille, au sein du festival ET. Il s’agit d’un festival de théâtre anglais, pour lequel J’ouvre les yeux a été traduit en anglais, et la comédienne, Calie Doze, a entreprit le défi de jouer dans une deuxième langue. 

 La comédie, la danse et la numérique se réunissent pour vous proposer un spectacle innovant sur les nouvelles technologies et l’influence émotionnel de l’air qu’on respire.

Née d’une danse novatrice, une nouvelle créature arrive sur scène, hybride numérique au carrefour de la technologie et de l’humanité. Ensemble, avec la danseuse humaine qui l’a générée, elles vont participer à un pas de deux qui évoque la question des limites qui peuvent exister entre le monde réel et le monde virtuel.

Nous retrouvons ensuite Virginie. Insomniaque, végétarienne (sauf le bacon), tueuse de plante et féministe portant des talons. Il y a huit mois, lors d’un pic de pollution et de canicule à Paris, son compagnon est parti. Dans un monologue frénétique, elle nous offre une fenêtre sur sa vie contradictoire et les pressions qui la tire dans tous les sens.

Une demi-heure révélatrice, à ne pas manquer.

La représentation

L'équipe artistique

J’ouvre les yeux

Comédienne : Calie Doze

Conception video : Gillian Borrell

Conception sonore : Victor de Lipski

Metteuse en scène : Gillian Borrell

Formes dansantes

Danseuse : Marine Lafeuille

Chorégraphie : Marine Lafeuille

Conception vidéo : Mathieu Moreau

Metteur en scène : Mathieu Moreau

Remerciements

Jean-Louis Sauvage, Troikatronix, La Rose des Vents, Excelangues, Scenima, Tartuffe et Pythagore, La MAVA, Le 188 et l’Université Polytechnique Hauts-de-France.